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MEDIAS

On parle de nous...

02.07.2010 Presse

Article paru dans Hôtel-Revue du
01.07.2010
Hôtelière et cheffe

Trudy Vogt, directrice du National, à Delémont, exerce moult fonctions au sein de son établissement. Interview d’une hôtelière de passion.
michel bloch

Vous êtes à la fois au «four et au moulin» au National?

C’est exact. J’occupe le poste de chef de cuisine et de patronne de l’hôtel. En réalité, j’adore faire la cuisine et je ne pourrais pour rien au monde imaginer renoncer à cette passion «dévorante», à savoir faire plaisir à mes clients en leur préparant de savoureux petits plats. Et puis, lorsque l’on dirige une PME, il me semble presque naturel d’occuper plusieurs fonctions. Je suis aussi souvent à la réception, un emplacement stratégique pour être à l’écoute des clients. Un hôtel comme le nôtre permet de réserver un accueil personnalisé et d’entretenir une relation de qualité.

Vous êtes tombée dans la marmite de la cuisine jeune?

Oui, je cuisine depuis… presque toujours.

Mettez-nous l’eau à la bouche.

J’ai toujours vu mes parents faire la cuisine. Ils tenaient un restaurant-ferme dans les Franches-Montagnes. A la disparition de mon père en 1976, à peine âgée de 20 ans, je me suis immédiatement occupée du restaurant, et ce jusqu’en 1990. Puis j’ai repris le restaurant le Yacht à Soyhières, près de Delémont. En 1997, j’ai dirigé le Cavalier, toujours à Soyhières, et depuis le 1er janvier 2006 Le National.

Justement, pouvez-vous nous parler de votre hôtel?

Le National est un trois-étoiles qui appartient à une société lausannoise. Il est situé au centre de Delémont et comporte 27 chambres, des salles de réunion, un restaurant pour 80 couverts ainsi qu’une immense terrasse.

Quel genre de cuisine faites- vous?

A l’origine, je pensais exclusivement réaliser au National une cuisine de brasserie. Très rapidement, la clientèle qui avait déjà goûté et apprécié la cuisine que je pratiquais dans mon restaurant précédent m’a incité à diversifier mon offre. Un leitmotiv: les plats que je prépare sont élaborés à partir de produits frais du marché. J’adore utiliser des légumes de qualité.

Et quels sont vos plats préférés?

Le poisson! Le loup de mer, la sole. Nous nous approvisionnons à Bâle et nous sommes fiers de la fraîcheur du poisson que nous proposons à une clientèle exigeante qui vient chez nous pour déguster les produits de la mer. J’adore aussi préparer des glaces maison. Le sorbet passion, accompagné de fraises du pays et de jus de rose avec un bricelet également fait maison, est un régal.

Comment est composée votre équipe?

Dix-huit personnes travaillent à l’hôtel. Mon ami Henri Leruth s’occupe de la gestion, du bureau et des achats. J’ai la chance d’être entourée d’une équipe très fidèle, composée de personnes enthousiastes, passionnées, humbles, courageuses et dotées d’un sens du service que j’ai rarement rencontré. C’est un véritable plaisir pour moi.

Et si l’on devait citer vos qualités?

C’est une question difficile, car je préfère mettre mes collaborateurs en avant. Cela convient parfaitement à mon caractère. Mais je vous dirais que j’ai un esprit positif et combatif et aussi la détermination de servir et de satisfaire mes clients, conditions indispensables pour réussir dans ce métier.

Quels projets avez-vous pour Le National?

Après l’été, nous allons créer une véranda sur la terrasse. Cela permettra de prendre les petits déjeuners dans un environnement encore plus agréable.

Quels buts majeurs poursuivez-vous?

Je m’efforce d’être une bonne ambassadrice du canton du Jura auprès de la clientèle locale, suisse et étrangère. La proximité de Bâle nous amène une clientèle internationale qui apprécie à la fois les vastes chambres et la cuisine légère et colorée que nous proposons.